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COMMENT NUMÉRISER DES FILMS SUPER 8 : 5 MÉTHODES

Cachés au fond d'un placard, d'un grenier ou d'une cave, nous possédons parfois un vrai trésor de famille :

des films 8mm ou Super 8

. Ces petites bobines ont majoritairement été utilisées du début des années 50 jusqu'aux années 80. L'arrivée de nouveaux supports plus simples d'utilisation, comme la cassette VHS ou le vidéo 8, ont ensuite rapidement mis fin au règne de l'argentique grand public. Pourtant ces films peuvent être de très bonne qualité. Les bobines 8 ou super 8 se sont bien conservées dans le temps, bien mieux que d'autres supports comme les cassettes VHS.
Vous êtes l'heureux possesseur de ces petites bobines, et vous aimeriez revoir et surtout sauvegarder en numérique ce trésor familial ? Vous vous demandez

comment numériser des films super 8

...?
Dans cet article je vous explique toutes les méthodes existantes pour transférer vos bobines. Solution "haute qualité" "facile" ou "pas chère, voire gratuite", il y a surement une méthode qui vous correspond (de la plus simple à la plus complexe) :

• S'adresser à un professionnel
• Utiliser un scanner super 8 "grand public"
• Projeter son film et re-filmer l'écran
• Technique du "condenseur"
• Techniques de re-filmage direct

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scanner reflecta

S'ADRESSER À UN PROFESSIONNEL DE LA NUMÉRISATION

Certainement la solution la plus simple et offrant le meilleur résultat en terme de qualité. Attention toutefois à bien choisir votre prestataire. Vous devez vous assurer qu'il réalise lui-même le travail, et qu'il ne sous-traite pas la prestation. En effet comme le travail de

numérisation super 8 n'est pas simple

, il existe de nombreux « labos » qui confie le travail à un sous-traitant, en prenant une jolie marge au passage (ce qui alourdi d'autant votre facture...).

D'autres prestataires

n'ont pas investi dans du matériel performant et utilisent des méthodes « amatrices », qui sont loin de donner une qualité d'image aussi bonne que celle d'un télécinéma professionnel.
Pour ne pas vous tromper, n'hésitez donc pas à demander à voir le matériel utilisé pour le scan de vos films, ou à interroger votre prestataire si vous expédiez les bobines. En France, les maisons de transfert sérieuses utilisent généralement des scanners professionnels de 3 principaux fabricants : CTM Debrie, MWA ou Filmfabriek. Attention ces machines ne sont pas à la portée de toutes les bourses (comptez plusieurs dizaines de milliers d'euros).

Le cout de ce service

varie généralement de 2 à 4 € la minute de film, avec un délai de traitement qui va de 1 à 4 semaines.
Si vous optez pour cette solution, je ne peux que vous conseiller de prendre contact avec notre service de numérisation de films. Demandez un devis ou des conseils, je vous répondrai avec plaisir.

UTILISER UN SCANNER SUPER 8 "GRAND PUBLIC"

Il existe très peu de modèles de scanners grand public abordables pour

convertir nos bobines en numérique

. La marque

Reflecta

commercialise un appareil pour numériser des films super 8 (c'est en fait de fabrication chinoise, également vendu sous les marques Somikon pour le Japon ou Wolverine, aux Etats-Unis). Prévoyez 400 € environ pour l'acquisition de ce petit scanner. Vous le trouverez en vente ici par exemple.
En terme d'utilisation, il est assez simple : pas besoin de le brancher à un ordinateur, il enregistre directement sur carte SD. La procédure est la suivante : on choisi le format que l'on souhaite numériser : 8mm ou Super 8. On charge ensuite le film (Attention : l'appareil est tout petit et ne peut pas charger de bobines de plus 60m ! Dommage, si vous avez des bobines de 120m). On lance ensuite la numérisation. Il ne faut pas être pressé, comptez 2 images par secondes (Donc 30 minutes pour une bobine de 3 minutes !). Et encore, l'étape de numérisation est loin d'être un long fleuve tranquille : il y a parfois des bourrages de pellicule qui ralentissent le travail, ou des échecs d'écriture sur la carte SD (il faut donc recommencer la numérisation de la bobine).
Autre point négatif : si vos bobines sont sonores, l'appareil ne peut pas capturer le son.
Côté qualité, ce n'est malheureusement pas brillant : la qualité de votre original est loin d'être reproduite. Vous trouverez un test complet de cet appareil dans cette vidéo, avec des comparatifs entre ce que donne ce

scanner Super 8

, et la qualité réelle de vos films.
Si vous aimez les gadgets, l'appareil vous plaira peut-être. Mais si vous cherchez la qualité de numérisation, ce n'est certainement pas la bonne option.

PROJETER SON FILM ET RE-FILMER L'ÉCRAN

A condition de posséder un projecteur en état de fonctionnement ainsi qu'un caméscope numérique, l'idée n'est pas saugrenue ! En particulier, cette méthode apporte une solution concrète à ceux qui cherchent

comment numériser des films super 8 gratuitement

.
L'installation n'est pas très complexe à monter. On projette son film sur un écran blanc, en prenant soin de le faire sur une petite surface (l'équivalent d'une feuille de papier blanc, mat, A4). On place ensuite le caméscope dans l'axe pour filmer l'écran, en réglant si possible la mise au point en manuel (sinon le caméscope risque de réajuster constamment la netteté, passant du net au flou fréquemment).
Il reste encore un détail à régler, et pas des moindres : un film super 8 a généralement été filmé à 18 images par secondes (parfois 24). Or la cadence de votre caméscope est de 25 img/s. Cette désynchronisation créé un effet désagréable de scintillement de l'image (la luminosité varie à vitesse élevée). Il est toujours possible de régler la vitesse de défilement du projecteur (à 16,6 img/s) pour faire mieux correspondre les deux allures et limiter ce scintillement.
Si c'est sans doute

la solution "do it yourself" la plus simple

, c'est aussi celle qui donne la moins bonne qualité : manque d'uniformité de la luminosité dans l'image, peu de saturation et manque de netteté sont les principaux défauts de cette méthode.

TECHNIQUE DE TRANSFERT AVEC "CONDENSEUR"

Il s'agit toujours de re-filmer

le film Super 8

, mais cette fois-ci en plaçant un lentille (généralement 3 à 5 dioptries, avec un diamètre de 12,5cm) entre le caméscope et le projecteur. La qualité de numérisation est un peu supérieure à la méthode précédente, mais elle nécessite une installation plus complexe et surtout, une grande précision dans l'alignement des éléments.
Côté projecteur, il faudra le modifier en remplaçant la lampe d'origine par une ampoule de faible luminosité (sinon le capteur de votre caméscope ne survivra pas). Vous devrez également modifier la vitesse de défilement de la bobine à 16,6 img/s pour éviter le scintillement de l'image. Cette modification est parfois possible sur certains projecteurs disposant d'un potentiomètre permettant de faire varier la vitesse.
Côté lentille, il vous faudra acquérir une lentille (une loupe) et fabriquer un support pour la maintenir parfaitement droite. On aligne ensuite les éléments pour trouver l'image complète du film et... on filme !
Pour en savoir + sur cette technique, vous pouvez vous rendre sur ce site où tous les détails de la mise en oeuvre sont évoqués

LES MÉTHODES "OBJECTIFS DANS OBJECTIFS" OU PAR MACRO

Il existe plusieurs variantes de ces méthodes, qui peuvent donner de bons résultats, mais elles nécessitent du matériel plus pointu pour fonctionner, et de bonnes connaissances en optique et en électronique.
Concernant la méthode

"objectif dans objectif"

, il s'agit de modifier le projecteur à plusieurs niveaux. En premier lieu, le remplacement de l'ampoule d'origine par une ampoule de faible luminosité. Ensuite, la mise en place d'un diffuseur de lumière entre l'ampoule et la chambre de projection du projecteur. Comme pour les 2 précédentes méthodes, il faudra également modifier la vitesse de votre projecteur à 16,6 img/s. Et enfin remplacer l'objectif du projecteur par un nouvel objectif, de sorte que votre caméscope puisse re-filmer l'intégralité de l'image Super 8.
Avec des caméras professionnelles, il est même possible de s'affranchir totalement de l'objectif du projecteur : il n'y a plus rien entre la chambre de projection et la caméra. Mais celle-ci doit être équipée d'un objectif macro, souvent associé à une (ou plusieurs) bague-allonge, qui permettent d'augmenter le facteur de grossissement. Cette méthode peut donner d'assez bons résultats, mais souffre toujours de la difficulté liée à la différence de cadence d'image.

Un film 8mm ou super 8 a généralement été tournée à 18 img/s

, alors que le standard est de 25 img/s en France. Lorsque la caméra re-filme, certaines images sont donc dédoublées : certaines images de la pellicule vont être filmées « deux fois » par la caméra numérique, ce qui détériore un peu la qualité du transfert avec l'apparition de ces images « cisaillées ».
Cette contrainte, seuls les scanners image par image peuvent s'en affranchir : le scanner délivre un fichier vidéo à 18 img/s. En lecture sur un écran à 25 img/s, les images seront simplement « jouées » deux fois. Cela altère un peu la fluidité de lecture mais pour améliorer cet aspect, certains programmes peuvent réaliser une

"interpolation d'image"

, c'est à dire calculer des images intermédiaires là ou il en manque. C'est d'ailleurs le choix qu'a fait notre service de numérisation, car cette interpolation apporte une parfaite fluidité au scan.
Tél : 02.51.84.26.99
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